Gendarmerie

Posté par barjacautrementorgfr le 20 août 2010

Tout le monde est un peu surpris à Barjac que la construction d’une gendarmerie neuve soit engagée.

Pourquoi ?
La gendarmerie actuelle ne fait-elle plus l’affaire ? N’est-elle plus adaptée au monde d’aujourd’hui ?
Les appartements sont-ils insalubres ?
Le propriètaire des lieux souhaite-t-il le départ de la gendarmerie ?

Cette surprise se double d’une deuxième. C’est la municipalité qui se charge de l’opération et prend en compte la construction de celle-ci. L’explication se trouve dans le compte-rendu du conseil municipal. Le voici : 

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 23.03.2010

BUDGETS 2010 : Budget Communal : Il s’élève à 8.527.351 €.
Il comporte l’ensemble des gros travaux prévus : la fin de l’avenue jean tassy- la réhabilitation de l’école publique pour 472.420
, la construction de la gendarmerie pour 1.280.000€ TTC
, village de caractère pour750.000 €, travaux électriques pour 339.000 €TTC,

en recettes le besoin d’emprunt total est de 1.100.000 € : 700.000 € affectés à la gendarmerie – 200.000 € travaux électriques et 200.000 € travaux école. Bien entendu, les emprunts seront réalisés en temps opportun, une fois les marchés signés et les subventions connues . L’emprunt de 700.000 € sera couvert par le loyer versé par la gendarmerie.”

Ainsi donc, la municipalité de Barjac se transforme en promoteur immobilier. Est-ce son rôle ?
Quand la gendarmerie actuelle a été construite, le Maire de l’époque avait sollicité deux entreprises locales pour mener cette opération. Ce qui semble plus naturel. Une d’elles l’avait réalisée.

Sur le plan philosophique, nous pouvons être surpris.
Sur le plan financier, nous nous posons quelques questions :
La municipalité actuelle a-t-elle besoin d’argent et de ressources complémentaires avec les loyers ?
Ces derniers vont-ils couvrir complétement les annuités de l’emprunt ?
Si la gendarmerie de Barjac disparait un jour, que fait-on des batiments et comment compense-t-on le manque à gagner des loyers ?

Sur un budget global « gendarmerie » de 1 280 000 €, l’emprunt de 700 000 € laisse à la charge de la commune une somme de 580 000 €.
Le Maire de Barjac espérait une subvention de l’Etat à hauteur de 40 % soit 512 000 €. Manquait donc 68 000 €.
Or, nous avons reçu l’information que lors d’une réunion qui s’est tenue au château de Barjac* en présence des représentants de la gendarmerie nationale et des maires ou représentants de nombreuses communes de la vallée de la Cèze, il a été clairement indiqué au Maire de Barjac de ne pas compter sur 40 %.
Quel niveau de subvention espérer ? La réponse donnée au cours de la réunion sous forme d’indication a été celui d’un exemple gardois où la subvention allouée est de 20 %.
Si on retient cette hypothèse de 20 %, le manque serait dans ce cas de 324 000 €.
Comment se comblerait cette insuffisance de financement ?
Augmentation de l’emprunt au risque de voir les annuités ne pas être couvertes par les loyers qui sont fixés par l’état ? Recours à l’impôt pour payer le complément ?

Le débat pourrait être cornélien. Comment se positionnerait le conseil municipal si cette probabilité se réalisait ?
Ajoutons à cela que cette somme s’entend sans dépassement de travaux. Or, quand la Mairie de Barjac est maître d’oeuvre, ils sont habituels.

La défense des services publics a un coût et il se pourrait bien à terme que soient les barjacoises et les barjacois qui paient l’addition !

A l’heure où les brigades sont en communauté, une réflexion sur la construction de ces brigades ne serait-elle pas opportune avant d’agir ?
Nous attendons la suite du dossier avec intérêt. Il y va du souci de l’argent public.

*Voir site de Midi-Libre. Mais le correspondant local du journal a oublié dans son article le point important du financement !

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L’AVENIR DE BARJAC

Posté par barjacautrementorgfr le 4 mars 2009

 

Quel Avenir pour Barjac dans les vingt prochaines années ?

Cet avenir se prépare aujourd’hui. Un afflux important de population est annoncé dans la région. Nous devons rendre notre village plus attractif pour capter cette migration attendue. Comment ?

- Le premier point est de donner de l’emploi et de l’emploi productif créateur de richesses, source de revenus pour la population du village mais aussi pour le commerce et l’artisanat locaux. Il faut recréer un cercle vertueux d’activité et de vie économique florissantes.

Toutes les forces de la municipalité doivent être mobilisées en ce sens. Une équipe de conseillers placée sous la responsabilité d’un adjoint chargé de l’économie et de l’emploi doit voir le jour afin de piloter ce dossier de manière offensive et dynamique.

Les entreprises qui souhaitent s’installer doivent bénéficier d’une écoute, d’un accompagnement, voire de mesures incitatives sans gaspiller les deniers du contribuable.

Une véritable politique de développement économique doit être mise en oeuvre avec le concours technique des organismes compétents et l’appui financier du Département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe. L’argent public sera ainsi mieux utilisé. La crise économique impose des politiques de relance. Nous devons être positionnés pour y répondre favorablement. Cette volonté englobera tous les secteurs : agriculture, industrie, commerce, artisanat, tourisme, culture, services.

- D’un point de vue financier et budgétaire, il faut réduire « la voilure » : faire des économies sur les dépenses superflues afin de réorienter les finances vers de l’investissement productif et vers les gens. Le Maire clame à tout vent que la Mairie est riche mais les barjacois sont mis à l’écart de cette richesse municipale. Nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens.

Il faut stopper immédiatement les dépenses somptuaires. Les barjacoises et les barjacois n’ont que faire d’une voie « Richelieu ». Ce n’est pas cela qui améliorera leur vie quotidienne. Des lignes budgétaires ont considérablement évolués à la hausse dans le projet de budget 2008. Nous attendons le vote du budget réalisé pour faire le constat et affiner nos propositions.

Il faut ramener les taux d’imposition de Barjac à la moyenne du canton pour éviter de faire fuir ceux qui sont là ou ceux qui souhaitent y venir.

- Du point de vue de l’habitat.

Nous sommes là au coeur des compétences d’une municipalité. Quel est le constat ?

1 – Des jeunes qui fuient le village car le prix des terrains est trop élevé. La Mairie doit prendre ce problème à bras le corps en viabilisant des terrains communaux et en les offrant à bas prix aux jeunes, moyennant un engagement de la part de ces derniers.

2 – Le parc de logements vacants a augmenté de 39 % en sept ans avec 75 logements aujourd’hui vacants. Il faut stopper net l’opération immobilière de construction lancée par la Municipalité qui aggravera encore les choses, d’autant plus que ce n’est pas son rôle. Avec les propriètaires des logements existants il faut mener une opération aidée de réhabilitation de l’habitat qui aura pour effet de fixer les gens sur Barjac et de revitaliser le centre ancien comme un lieu de vie agréable et attractif.

- Du point de vue des gens et de la vie quotidienne

Nos propositions de la campagne électorale sont plus que jamais d’actualité. L’idée est de doter Barjac d’équipements indispensables pour toute la population afin d’en faire un lieu de vie attractif : nécessité de rénovation de l’école publique avec les aides annuelles prévues à cet effet, création d’une maison de la petite enfance avec crèche intégrée, mise en place d’une médiathéque, réalisation d’équipements sportifs modernes et adaptés dont une piscine, création d’une maison médicale, création d’une maison des services publics et étude pour la réalisation d’une maison d’accueil médicalisée.

Des solutions existent. Elles pourraient bénéficier de subventions importantes. Il faut une volonté politique pour les mettre en oeuvre en changeant radicalement par rapport à la politique de fastes qui est conduite actuellement et qui risque à terme de mettre Barjac sur la paille.

Enfin, il faut s’appliquer à améliorer l’entretien et la propreté de notre village dans tous les quartiers.

C’est une autre politique municipale que nous proposons. Nous respectons le résultat des urnes mais nous interpellons tout le Conseil Municipal pour qu’il soit plus à l’écoute de la population et conduise une autre politique plus tournée vers les gens et moins vers le Maire.

Oui, changeons la vie de Barjac avec une nouvelle forme de démocratie participative.

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L’ECONOMIE ET L’EMPLOI

Posté par barjacautrementorgfr le 4 mars 2009

 

Le monde entier traverse une crise grave. Financière tout d’abord, partie des Etats-Unis, elle a mué vers l’économie et touche depuis la fin de l’année 2008 tous les pays.

Dans nos campagnes, nous n’en avons pas encore perçu tous les effets. Nos capacités de résistance en milieu rural sont fortes et nous sommes sûrement mieux préparés aux difficultés qu’en milieu urbain. Qu’en est-il au niveau de notre village ?

La situation au niveau de notre commune se dégrade progressivement depuis plusieurs années, sans que la municipalité mesure la dimension des difficultés et mette en place des solutions à la mesure de l’enjeu pour l’avenir de Barjac.

Nous nous placerons sur une échelle moyenne de temps pour apprécier la situation économique de notre village. Nous avons retenu les vingt dernières années. Vingt ans, Pourquoi ?

Vingt ans, c’est une génération. C’est donc une durée pertinente pour faire un bilan.

Vingt ans, c’est aussi la durée depuis laquelle Edouard Chaulet est aux responsabilités or il est le seul rescapé de l’équipe élue en 1989 et ce n’est pas anodin.

Comment a évolué Barjac pendant ces vingt années du point de son économie ?

Le constat est douloureux :

  • Dans le domaine industriel, nous avons perdu des dizaines d’emploi ( SA Unic, panification, SHAKER….etc) qui n’ont pas été compensés par les créations nouvelles.

  • Dans le batiment et les travaux publics, des sociétés se sont délocalisées vers des communes environnantes, certaines pour des raisons fiscales.

  • Dans l’agriculture, les grosses difficultés sont au rendez-vous avec la crise viticole, l’opération irrigation qui n’a pas amené les fruits escomptés, l’élevage qui s’essoufle et maintenant le procès fait à nos agriculteurs par le film sur le bio et le Maire du village !

  • Dans le domaine touristique, cette activité n’a pas répondu à tous les espoirs. L’immeuble construit en plein centre du village comme une vérue est toujours fermé !

  • Au niveau artisanal et commercial, c’est la chute libre. Le commerce local périclite et la survie de certains tient à un fil. Barjac ne joue plus le rôle de bourg centre, attractif pour les commerces et les gens vont ailleurs faire leurs courses.

  • Au niveau médical, la situation reste très préoccupante et nous sommes passés en vingt ans de cinq à deux médecins (trois depuis quelques semaines). Le déficit est patent alors que les villages environnants suivent une évolution inverse. Cela contribue à la baisse constatée dans le commerce, les patients des médecins en profitant pour faire leurs courses à cette occasion.

  • Au niveau des services, la perception a fermé, il y a un an. Fermeture célébrée en grandes pompes par le Maire par l’apposition d’une plaque mortuaire. Indécent !

Comme s’il n’avait pas mieux à faire. Cette logique de mort ne doit pas se retrouver dans la démarche d’un élu en charge de responsabilité car c’est la preuve d’un échec.

La gendarmerie se trouve aujourd’hui menacée.

Ce rôle de bourg centre attractif se perd aussi avec la disparition des services, les uns après les autres. Le rôle du chef lieu de canton attractif disparaît au bénéfice de la communauté de communes mais notre Maire n’en a pas voulu et Barjac se trouve aujourd’hui isolé et dans une grande impasse. Une belle occasion manquée ! Le retour risquant de passer par Canossa.

Il y a donc péril en la demeure. Il est plus que temps de réagir et de reprendre la main.

Il y a un an, Barjac Autrement avait proposé des solutions qui se devaient d’être mises en place rapidement pour stopper l’hémorragie. Monsieur le Maire n’en a pas tenu compte et a poursuivi sa politique.

Cela ne correspond pas à l’intérêt général de la population. L’argent public peut être mieux utilisé.

Depuis un an, une nouvelle équipe s’est mise en place. Elle a pris ses marques; elle est donc en mesure d’apprécier la situation et de peser sur les choix . Elle porterait une lourde responsabilité vis à vis de l’avenir si elle ne le faisait pas.

Nous prenons donc la population à témoin et nous proposons un plan d’urgence.

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LES GENS

Posté par barjacautrementorgfr le 4 mars 2009

 

LES GENS

Les chiffres du recensement 2006 viennent de paraître. Nous vous proposons une étude comparative de l’évolution de la population de Barjac avec celle des communes voisines.

EVOLUTION DE LA POPULATION DE 1990 à 2006

Source INSEE

TERRITOIRE 1990 1999  2006  EVOLUTION

BARJAC              1361     1379      1498       10 %

MEJANNES          223      304         388       74 %

RIVIERES            227      234        321         41 %

ROCHEGUDE      176       177        209         19 %

SAINT JEAN        766      810        840         10 %

SAINT PRIVAT   212      203        282          33 %

THARAUX           50        55          62           24 %

Total CANTON  3015  3162   3600    19 %

GOUDARGUES    788    945         996          26 %

BESSAS                  147    166         211       44 %

ORGNAC               327     341         480        47 %

SAINT SAUVEUR 441   491          530       20 %

VAGNAS                  383   430        533       39 %

VALLON               1914    2027     2521       32 %

La population de Barjac a une progression plus faible que les communes environnantes. Elle a progressé de 10 %, alors que pour celle du canton la progression a été de 19%. Barjac ne joue plus un rôle moteur au niveau du canton et se trouve bien loin des progressions voisines de Vallon (32 %), Orgnac (47 %), Bessas (44 %), Méjannes (74 %), Rivières (41 %), Saint Privat (33 %). Pendant les vingt années précédentes, la progression a été de 30%.

Cette situation (ralentissement général de ces 20 dernières années) nous interpelle grandement et nous avons mené une étude plus profonde pour tenter de comprendre les raisons de ce constat et pour proposer des solutions d’avenir, d’autant plus que nos régions reçoivent un important afflux de population qui ne choisit pas Barjac.

Le pourcentage des retraités est passé de 27,2 % en 1999 à 31,4 % en 2006. Barjac vieillit.

Le nombre d’élèves et étudiants par rapport à la population totale a diminué de 5,7 % à 5,5%, l’augmentation d’élèves dans nos écoles est plus due à l’apport des écoles environnantes qui ferment qu’au dynamisme local qui s’essoufle.

Le nombre de logements vacants est passé de 54 en 1999 à 75 en 2006, soit une progression de 39 %. Cela témoigne d’un village qui se vide. Le constat est que Barjac perd de sa vitalité et de son attractivité pour venir y vivre.

Pourquoi ?

  • Barjac a les plus forts taux d’imposition de toutes les communes du canton sur les quatre taxes (taxe d’habitation, taxe professionnelle, foncier bati, foncier non bati), décourageant les gens qui veulent s’installer.

  • Le niveau de vie est bas. Deux tiers des barjacois ne paient pas l’impôt sur le revenu.

  • Enfin, le prix des terrains à batir est très élevé et les jeunes fuient le village pour aller construire ailleurs, d’autant plus qu’ils ne trouvent pas sur place les structures qui pourraient les retenir : emplois, services, commerces, équipements sportifs, équipements de vie : créche, halte garderie, santé…..

Mais tout ceci n’est pas inéluctable des solutions existent …. (voir page 4).

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BARJAC AUTREMENT Journal n°2 mars 2009 Editorial : L’Espoir

Posté par barjacautrementorgfr le 4 mars 2009

 

L’année 2009 vient de s’ouvrir dans le froid, la pluie, la neige et la morosité ambiante.

En ce début d’année, comment va Barjac ?

Comme le veut la tradition, l’année s’est ouverte par la cérémonie des voeux au Château, devenu Mairie. Incontestablement, un événement à fêter dignement.

Le Maire, Conseiller Général recevait avec son conseil municipal dans sa nouvelle mairie. L’événement ne pouvait pas être escamoté. Il fallait du grandiose.

Tout d’abord beaucoup d’invités pour la plupart extérieurs au village et cela donnait l’impression aux barjacois d’être ailleurs que chez eux dans la maison commune; ensuite un buffet à la hauteur avec un orchestre !!!

Le point d’orgue de la cérémonie fut indiscutablement le discours fleuve du Maire, un modèle d’auto-satisfaction relevant du grand art et en bouquet final la médaille de citoyen d’honneur de Barjac à Jean-Paul Jaud, le réalisateur du film  « nos enfants nous accuseront ».

Mais cette auto-satisfaction sonne faux et se trouve en complet décalage avec la réalité que les gens du village vivent chaque jour. Pour le Maire, Barjac serait en plein développement et prospère : l’économie serait florissante, la population serait passé de 1000 à 1500 âmes sous son régne; les impôts n’auraient pas augmenté; les finances de la commune seraient florissantes grâce à des procédés qui auraient évité d’augmenter les impôts !

Les projets pour l’avenir sont nombreux et veulent monter Barjac encore plus haut, ainsi la réalisation d’une voie « Richelieu » qui comporte la réfection de la rue basse pour conduire jusqu’au donjon qui va lui aussi être rénové. La politique du paraître continue.

Mais le quotidien des barjacois est bien éloigné de ces apparences trompeuses.

Ce deuxième numéro contribuera à le montrer en proposant des solutions alternatives, comme nous l’avions fait pour les voeux.

Edouard Chaulet est Maire de Barjac depuis 20 ans. Il est le seul rescapé de la première équipe élue en mars 1989. Un espoir l’avait porté aux responsabilités. Depuis les choses ont bien changé. Aujourd’hui, l’espoir se conjugue au passé. Barjac décline chaque jour un peu plus. Pour s’en convaincre, il suffit de fréquenter les rues de Barjac et d’écouter les commerçants. Les quinzes jours précédant Noël ont clairement montré une réalité, malheureusement affligeante.

Vingt ans, c’est aussi le moment de faire un bilan. La durée est suffisante pour que celui-ci soit crédible. Ce sera l’objet de ce numéro 2.

Il y a un an, les élections municipales ont reconduit Edouard Chaulet avec une nouvelle équipe.

C’était aussi l‘apparition d’une liste Barjac Autrement, conduite par Marc Raoux, qui se veut un rassemblement au delà de toute considération politique partisane pour oeuvrer ensemble dans le sens de l’intérêt général du village.. Barjac Autrement est devenu le ciment de l’opposition municipale avec la parution d’un journal et la création d’un blog. Cette force de proposition s’organise et pour Monsieur le Maire de Barjac, c’est une situation toute nouvelle qui le surprend. Il a réagi rapidement en créant son propre blog, preuve que notre démarche le préoccupe.

Barjac Autrement s’inscrit dans la durée mais souhaite aussi peser sur le présent pour éviter que notre Maire et son Conseil Municipal s’égarent dans des voies hasardeuses pour notre village.

Les années qui arrivent vont être cruciales pour notre avenir et nous souhaitons participer à la construction de celui-ci. Le Conseil Municipal porte ainsi une grande responsabilité pour les générations futures.

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Les Français et la consommation responsable

Posté par barjacautrementorgfr le 22 avril 2012

Le retour des Français vers les bonnes vieilles valeurs

Voilà une étude dont les puissants seraient habiles de s’inspirer. Sous le titre « Les Français et la consommation responsable », cette enquête commandée par le cabinet parisien Ethicity, spécialisé dans le conseil et les services en développement durable, a cela d’intéressant qu’elle est de toute première fraîcheur : elle a été menée du 20 février dernier au 16 mars par TNS-Sofres et Kantar Media auprès d’un panel de 4 055 individus âgés de 15 ans à 74 ans. Autant dire qu’elle brasse large.

Plaisir hors de la consommation

Premier constat : « Les Français prennent peu à peu conscience qu’il leur faudra aller chercher le plaisir dans une simplicité déconnectée de la consommation », écrivent les auteurs de l’étude. Faute de pouvoir agir sur un monde qui leur échappe, les sondés recherchent « le bien-être en famille », mais aussi avec leurs proches, leurs potes.

Si la crise est « un moyen de revoir nos modes de vie », il n’est pas question toutefois de tout bouleverser : 56 % d’entre eux disent vouloir « réviser une partie du modèle, sans en changer les fondements ».

Ils sont presque aussi nombreux (54 %) à déclarer « s’inquiéter pour leurs enfants demain ». Près de 36 % pensent cependant que la mondialisation est « une chance de progrès ».

L’environnement au centre des préoccupations

La préoccupation environnementale est, en outre, bien prise en compte. C’est néanmoins la pollution qui les inquiète le plus : 22 % la mettent en tête de liste, devant la pénurie d’eau (16 % la citent en premier), le réchauffement climatique (15 %) ou la pénurie d’énergie (7 % !).

Les entreprises locales préférées Dans leurs achats, les Français ont bien intégré la dimension sociale de leurs choix. Ils ont donc un faible pour les produits fabriqués près de chez eux, qui garantissent l’emploi de proximité. Pas moins de 85 % des sondés déclarent « privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale ». S’ils veulent, à 49 %, que l’étiquette des produits signale le lieu de fabrication, ils souhaitent, pour 52 % d’entre eux, que soit aussi donnée l’origine des matières premières utilisées…

Produits moins chers

La crise aidant, les Français sont plus pragmatiques. 14 % des sondés se tournent vers des produits moins chers pour consommer autant qu’avant ; 15 % achètent moins et privilégient des produits dits durables, de meilleure qualité à leurs yeux. De plus, 92 % considèrent que les entreprises « doivent avoir un rôle d’exemplarité » ; 51 % demandent de « la transparence sur l’engagement social et environnemental des entreprises produisant ces produits ».

Dans leurs pratiques d’écolos au quotidien, 91 % des sondés trient leurs déchets systématiquement ou régulièrement, 89 % réduisent leur consommation d’énergie, 85 % évitent de consommer trop d’eau. Normal, vu l’époque.

PIERRE BRUYNOOGHE
21/04/2012, 06 h 00

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Pénurie de poisson

Posté par barjacautrementorgfr le 20 avril 2012

Sète – Pénurie de poisson : comment la ville s’organise

PATRICE CASTAN
20/04/2012, 06 h 00
La plupart des chalutiers sont donc à quai pour 35 jours et les cinq qui pêchent encore ne peuvent bien sûr pas alimenter criée, mareyeurs et poissonniers.
La plupart des chalutiers sont donc à quai pour 35 jours et les cinq qui pêchent encore ne peuvent bien sûr pas alimenter criée, mareyeurs et poissonniers. (© D.R)

Le premier port de pêche de Méditerranée française n’avait jamais connu une telle situation : depuis le 13 avril, 15 des 20 chalutiers qui constituent encore la flotte sétoise sont à quai. Profitant des arrêts temporaires (ou “biologiques”, c’est selon) qu’ils ont obtenu en réponse à une situation de crise elle aussi sans égal : pas de poisson bleu, une ressource en poisson de fond qui s’essouffle, un prix du gazole qui ne permet plus de rentabiliser la journée de mer.

Les chalutiers à quai

La plupart des chalutiers sont donc à quai pour 35 jours et les cinq qui pêchent encore ne peuvent bien sûr pas alimenter criée, mareyeurs et poissonniers, comme une flotte de 20 navires.

La criée de Sète reste néanmoins ouverte tous les jours, avec une vente dont l’ouverture a été décalée de 16 à 17 h. Cette dernière recueille la production des 4 à 5 “chaluts” en activité et des petits-métiers, dont 80 sont inscrits à la halle à marée. Lundi dernier par exemple, sur les 5 000 kilos de poisson passés en criée, 3 500 étaient issus du chalutage, 1 500 du travail de dix petits-métiers, forcément plus dépendants des conditions météo (et des vents violents qui ont soufflé ces derniers jours) que les mastodontes arrêtés pour sept semaines.

Certains prix ont doublés

Du coup, les apports en criée de Sète ont largement chuté (500 “bacs” à peine à la vente lundi !) et certains prix ont doublé, tels celui de la “soupe” (de 1,20 à 2 € le kilo) alors que ceux des espèces les plus recherchées ont, eux, enregistré une hausse de 20 à 25 % (la sole a atteint 29 €, hier).

En aval, du côté des halles, cette flambée des prix n’a pas, partout, été répercutée. Et notamment pas sur les poissons nobles, comme l’explique Thierry De Ranteau, responsable du syndicat des poissonniers. « A Sète, il est d’usage de faire une marge de 1,50 à 1,70 sur les soles. Avec ce poisson à 29 € en criée aujourd’hui (contre 20 € en temps normal), c’est impossible. Alors on rogne un peu sur nos marges. » Une inflation qui, si elle passe inaperçue du côté des “touristes”, est apparemment mal vécu par les acheteurs locaux.

On achète en Espagne ou en Italie

Quant à savoir si les halles de Sète, haut-lieu régional de la vente de poisson au détail, resteront achalandées jusqu’au 7 juin, « ça devrait être possible, estime Thierry De Ranteau. Du côté de la criée, si la météo est clémente, et les petits-métiers présents, ça devrait aller. Et puis sur les 5 chalutiers qui sortent, deux (L’Odyssée et le Jean-Louis Vincent) sont parmi les tous meilleurs. Mais on mettra de toute façon bien moins de poisson sur l’étal. Hier (mardi, NDLR), j’ai acheté un bac de merlans en criée, contre six en temps normal. »

On achète à Marseille, en Espagne, en Italie Enfin, cette situation inédite conduit certains mareyeurs, et les poissonniers, à innover. Pour continuer à fournir, à Sète, les amateurs de poisson frais et sauvage de Méditerranée, ils font aujourd’hui ce qu’Italiens et Espagnols (grands consommateurs et traditionnels importeurs de poisson sétois) font depuis bien longtemps, se servant à leur tour chez nos voisins. Outre les achats, ces derniers jours, effectués auprès des petits-métiers de la région marseillaise, les Sétois se démènent désormais aussi pour acheter en Espagne, et en Italie. De la sorte, « on devrait pouvoir “bricoler” jusqu’au 7 juin », espère Thierry De Ranteau.

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La Région a un toit à Casablanca

Posté par barjacautrementorgfr le 17 avril 2012

Languedoc Roussillon

La Région a un toit à Casablanca

La Région dispose désormais de 625 m2 de locaux au cœur de la ville marocaine.
La Région dispose désormais de 625 m2 de locaux au cœur de la ville marocaine. (DR)

Les entrepreneurs régionaux disposent de locaux mis à leur disposition par la Région au cœur de la métropole marocaine.

Et une de plus ! Après Shanghai, Londres, New York et Bruxelles, le Languedoc-Roussillon vient d’ouvrir une nouvelle ambassade. A Casablanca cette fois.

Au cœur de la capitale économique du Maroc, à deux pas du centre culturel français, du grand parc de la Ligue arabe et de la Wilaya (la préfecture), la Région dispose désormais de 625 m2 sur deux niveaux dont un hall de 86 m 2 . Des locaux qui peuvent accueillir en même temps quatre entrepreneurs en recherche de marché dans quatre stations de travail disposant de toute la bureautique nécessaire. « Contrairement aux autres représentations, le soutien aux exportations des vins régionaux n’est pas la première destination de la maison, même s’il existe un marché non négligeable au Maroc dans le secteur du tourisme. Dans ce pays, notre approche est multisectorielle », explique Christian Bourquin.

Le président du conseil régional poursuit l’œuvre de son prédécesseur. Georges Frêche était en effet convaincu qu’une part du développement régional passait par la capacité des entreprises à trouver leur place à l’exportation. En novembre 2007, l’inauguration en grande pompe de la première de ces ambassades économiques dans la mégapole chinoise marquait le début d’une politique ambitieuse et, aujourd’hui encore, unique en France.

Christian Bourquin Cette semaine, en marge du salon international du transport et de la logistique pour la Méditerranée (Logismed) qui se tenait à Casablanca, la maison a accueilli sa première manifestation officielle avec la signature d’une convention de partenariat entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (le patronat local) et l’établissement public Sud de France.

Le développement des coopérations dans le domaine de la logistique est d’ailleurs l’une des ambitions de la représentation marocaine. « Nous investissons beaucoup dans nos infrastructures portuaires. Or, nos ports ont toujours eu des liens étroits avec le Maroc et le pays est aujourd’hui en plein développement. J’ai toujours considéré qu’il fallait embrasser la Méditerranée« , poursuit Christian Bourquin. Sud de France a déjà accompagné une vingtaine d’entreprises logistiques.

Le secteur de l’eau fait également partie des cibles régionales dans ce royaume qui développe massivement ses cultures irriguées et où il reste beaucoup à faire en matière d’assainissement des effluents urbains.

Nouvelles technologies, bois, fruits et légumes… les terrains d’investigation ne manquent pas au Maroc pour les entrepreneurs régionaux. Ils y ont désormais un pied-à-terre.

Quel coût ? Quel rapport ?

Dotée de trois agents marocains et d’un directeur français – Bernard Goemine, ancien chef de cabinet du recteur -, la maison du Languedoc-Roussillon au Maroc devrait coûter 700 000 € par an en fonctionnement (location des locaux, salaires et activités).

Au total, Shanghai, New York, Londres et Casablanca, les quatre maisons confiées à Sud de France Développement (Bruxelles est gérée par la direction des relations internationales de la Région), mobilisent un budget annuel de 3,5 millions d’euros abondé à hauteur de 84 % par de l’argent public.

Du côté du gestionnaire, on met en avant le rôle de ces maisons dans l’augmentation des parts de marché à l’exportation des entreprises régionales. On explique ainsi qu’en Chine, le Languedoc- Roussillon est devenu la deuxième région exportatrice de France pour les vins, qu’à ce jour 1 245 importateurs auraient été fidélisés à la marque Sud de France et que 5 000 prescripteurs chinois ont été formés aux crus régionaux. Pour Londres où la maison est ouverte depuis 2008, on avance le chiffre de 2 000 professionnels inscrits sur la base de données. À New York, l’année dernière, près de 300 entreprises régionales auraient été mises en relation avec 560 opérateurs américains.

ET APRÈS : Cap sur le Brésil

Georges Frêche rêvait beaucoup à haute voix. Il rêvait notamment d’ouvrir des représentations au Vietnam et en Inde, pays aux économies portées par de fortes croissances. Une année, on célébra même le 14 Juillet aux vins régionaux dans les jardins de l’ambassade de France à New Delhi.

Christian Bourquin, lui, a abandonné ces horizons où les coopérations sont trop compliquées. Le successeur de Frêche parle d’ouvrir une maison au Brésil « d’ici deux ou trois ans », pour tirer partie du développement de la zone Mercosur (marché commun des pays du Sud). Le choix entre Rio et São Paulo n’est pas encore fait mais ça devrait être São Paulo et son réseau de restaurants français, dans les quartiers huppés, parfaits prescripteurs des vins régionaux.

Les maisons n’ont pas toutes connu le succès. Celle de Milan, ouverte fin 2007, a été discrètement fermée en 2010 : trop de concurrence avec la Lombardie, pas assez de pistes de coopération et surtout, pas de liaison aérienne avec Montpellier.

JEAN-PIERRE LACAN
15/04/2012, 06 h 00

 

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Montpellier. La ville où le sport est roi

Posté par barjacautrementorgfr le 10 avril 2012

Montpellier La ville où le sport est roi

Montpellier évolue au haut niveau avec des éléments clé souvent issus de la formation locale.
Montpellier évolue au haut niveau avec des éléments clé souvent issus de la formation locale. (Photo M.B.)

L’exploit mérite d’être souligné : le prix décerné lundi à Montpellier par l’Académie des sports est habituellement attribué à un sportif ou à une équipe. À travers la réussite de ses sports d’élite, Montpellier est donc devenue une sorte de star, admirée ou jalousée aux quatre coins du pays. Récompensée aussi pour sa politique dans les quartiers, la ville brille plus que jamais par l’omniprésence de ses clubs de haut de niveau au sommet des classements. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’intensifie encore cette saison.

Une cité se trouvant potentiellement en position de remporter trois grands championnats de sports d’équipes (football, rugby, handball), la chose est inédite. Si l’on ajoute les titres abordables en water-polo et basket féminin, la palette s’élargit un peu plus. Elle traduit une réussite au plus haut niveau qui puise ses explications dans plusieurs sources.

1 L’investissement massif des collectivités

Plus encore que par la mairie, c’est par l’Agglo de Montpellier que le sport d’élite est massivement soutenu. Lorsqu’il évoque le sujet, Jean-Pierre Moure, président de l’Agglo, parle de « travail de fond et d’argent public bien utilisé ».

C’est que sa collectivité injecte chaque année 12 M€ de subventions dans ses 22 clubs d’élite. Quand le nom de Montpellier inonde tous les week-ends les gazettes et les chroniques sportives, cela vaut les meilleurs budgets “com” du monde.

Georges Frêche l’avait bien compris, lui qui avait délibérément fait le choix de développer l’image de la ville par le sport de haut niveau dans les années quatre-vingt. Certaines disciplines (basket masculin) ont été sacrifiées en route pour mieux permettre l’émergence d’autres (handball, basket féminin).

Le XXIe  siècle a surtout vu cette politique s’accompagner d’investissements massifs pour construire ou moderniser les infrastructures : créations de l’Aréna, du stade de rugby Du Manoir. Plus récemment, l’Agglo a aussi annoncé une enveloppe de 50 M€ sur cinq ans pour un grand coup de neuf au stade de La Mosson.

2 Louis Nicollin, l’incontournable soutien

On identifie son massif personnage à la réussite du Montpellier Hérault SC, club qu’il a créé de ses propres mains et porté à bout de bras financièrement dans les périodes de vaches maigres. Mais Louis Nicollin est aussi incontournable que les aides qu’il a apportées aux autres disciplines sportives à diverses époques de son existence. Le basket, dirigé par son ami Varlot, portait la même bannière de La Paillade dans les années quatre-vingt. Côté handball, le Cosmos, ancêtre du MAHB, était aussi placé sous la perfusion du bon Loulou. Patron d’un grand club omnisports ? La chose ne lui aurait pas déplu. « Mais le “grand” (lisez Frêche, NDLR) ne voyait pas ça d’un bon œil », sourit Louis Nicollin.

Plus récemment, Loulou a aussi porté secours au rugby dont il est devenu sponsor maillot puis, ponctuellement, le principal actionnaire, début 2011, après avoir financé une bonne partie d’une augmentation de capital de 2 M€.

C’est aussi lui qui a sauvé le Montpellier volley-ball (MVUC) d’une rétrogradation pour raisons financières, il y a deux ans, en signant un chèque de 150 000 €.

3 Des stars issues de la formation

Georges Frêche a vite placé la notion d’identité locale comme priorité derrière les vitrines du haut niveau. C’est ce qui a condamné le basket masculin et intensifié la carte de la formation en football, rugby et handball. Belhanda, Trinh-Duc, Ouedraogo et Karabatic, icônes du sport montpelliérain, sont tous issus du sérail. Cette saison, 13 pros sur 25 ont fait leurs armes au sein du centre de formation du Montpellier-Hérault, 15 sur 47 au MHR, et 6 sur 14 au Montpellier Handball. Le lien avec la politique d’intégration, chère à l’académie des sports, est tout trouvé.

Robin Recours, sociologue : « Une question d’équilibre »

L’enseignant à l’Université Montpellier I évoque une stratégie politique « intelligente ».

Qu’apporte ce genre de distinction en terme d’image ?

Le sport est fédérateur, ça parle à une très grande partie de la population en majorité masculine même s’il y a de plus en plus de jeunes filles qui s’intéressent à des disciplines jusque-là plutôt réservées aux hommes. Au-delà d’une ville sportive, Montpellier conforte son image de ville jeune et dynamique.

Montpellier est distinguée pour la réussite de son sport de haut niveau mais aussi pour celui de masse. En principe, ça concerne l’un ou l’autre, non ?

C’est une belle stratégie politique et marketing. Une stratégie intelligente. Depuis longtemps, Montpellier joue le registre du sport d’élite et du sport pour tous, ce qui est assez singulier. C’est la conséquence d’une entente quasi parfaite entre l’Agglomération et la Ville. La première subventionne l’élite alors que la seconde favorise davantage la masse. Il y a entre les deux un équilibre presque parfait. Globalement, les rôles sont bien distribués. Mettre autant d’argent à l’un et à l’autre est une spécificité montpelliéraine. Et le spectacle produit par le haut niveau peut inciter la pratique sportive. Ce n’est pas systématique, surtout chez les filles, mais ça peut arriver. C’est la diversité des actions qui fait la force de Montpellier.

Pensez-vous que cette politique sportive favorise aussi l’insertion ?

Oui, on ne peut pas dire le contraire. Et ça fonctionne ailleurs qu’à Montpellier. Mais encore une fois, c’est une question de moyens. L’Agglo et la Ville ne se contentent pas d’afficher de grands résultats sportifs mais elles vont aussi sur le terrain, elles subventionnent et dégagent des crédits pour permettre aux jeunes et aux moins jeunes de pratiquer le sport.

Recueilli par JEAN-BERNARD STERNE

VU D’AILLEURS : Frédéric GIL, directeur jeunesse sports à Bordeaux

Bordeaux a-t-elle un sport de haut niveau à la hauteur de sa réputation ?

Sans être au niveau de Montpellier, on ne se défend pas mal avec les Girondins
en L1, Bordeaux-Bègles qui, je l’espère, va se maintenir en Top 14 et un club de basket de ProB dans lequel Boris Diaw s’investit et qui vise la montée en ProA dans les trois ans. Nous sommes aussi champions de France de badminton.

Qu’est-ce qui fait la différence avec Montpellier ?

L’investissement de la ville, à Bordeaux, est important mais l’Agglo (communauté urbaine, NDLR) n’a pas la compétence sportive comme peut l’avoir celle de Montpellier qui investit massivement. La municipalité de Bordeaux porte tout le poids des subventions et des investissements d’entretien pour la piscine, la patinoire, les infrastructures sportives. Cela représente 4 à 5% du budget de la ville mais ça n’a pas le poids des investissements que pourrait réaliser une agglomération d’un million d’habitants. Cela crée des disparités entre les villes.

En tant qu’ancien Héraultais, comment analysez-vous la réussite de Montpellier ?

La force et la constante, à Montpellier, c’est que toutes les collectivités, malgré quelques divergences, tirent dans le même sens et sont désormais du même bord. A Bordeaux, ce n’est pas toujours simple entre une mairie UMP, un Département et une Région PS. A Montpellier, Frêche les a toutes dirigées à un moment et il a été le premier à comprendre ce que le sport pouvait amener en termes d’image.

RICHARD GOUGIS
09/04/2012, 06 h 00

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La sécurité informatique

Posté par barjacautrementorgfr le 9 avril 2012

La sécurité informatique au crible des experts

Un risque réel pour les 35 000 PME que compte l’agglomération.
Un risque réel pour les 35 000 PME que compte l’agglomération. (Photo PAUL PANSANEL)

Durant le colloque sur la cybercriminalité, qui s’est récemment tenu à l’université Montpellier I, on a pu entrevoir, au nom de la propriété intellectuelle et de la protection des données, les nouvelles pistes de recherches faisant face à la cybercriminalité, présentées par des universitaires et des partenaires publics comme privés (projet “2Centre”). L’absence de chefs d’entreprise héraultais était déplorée par certains des organisateurs, une gageure lorsque l’on se penche sur certains chiffres.

Des formes diverses

Selon une étude publiée fin 2011, 61 % des sociétés interrogées déclaraient avoir été victimes d’au moins une cyberattaque durant les douze derniers mois (39 % en 2010). En hausse de 42 % entre 2005 et 2009 (et 33 000 infractions constatées en 2010), ces délits prennent plusieurs formes, de la simple contamination des courriers électroniques à la perte pure et simple du contrôle d’un système informatique.

« Le risque est réel, tout comme le besoin de prendre conscience de son patrimoine numérique », alarme Philippe Nenert, de l’Association francophone des utilisateurs de logiciels libres (Aful).

Un préjudice pour la crédibilité ?

Dans une agglomération qui compte un peu moins de 35 000 PME, la chambre de commerce et d’industrie de Montpellier confirme que des demandes d’accompagnement sont effectuées depuis plusieurs années, en réponse à plusieurs formations déjà dispensées.

Mais « le véritable souci, c’est que beaucoup s’en fichent royalement, constate Philippe Nenert, et tant qu’ils n’ont pas été confrontés à une véritable attaque, leur structure n’est pas sensibilisée. Encore faut-il qu’ils le sachent…Et ils n’ont pas non plus de quoi mettre entre 5 et 10 000 € minimum dans une sécurisation “de base” ». Patrick Lallement, de l’université technique de Troyes, parle de structures « démunies face à ce type d’attaque ».

À l’inverse, une entreprise montpelliéraine spécialisée dans le commerce en ligne vient, au bout de deux ans, de refonder entièrement son interface. Objectif : la sécu pour ses clients comme pour ses salariés. Coût de l’opération : près d’1 M€ pour cette société de 50 salariés. « La situation tend parfois à se radicaliser, restreignant les accès au sein même des compagnies », confie d’ailleurs l’un des responsables du dossier.

« Il ne faut pas avoir honte, il faut en parler » scande d’ailleurs le responsable technologie et sécurité de Microsoft, Bernard Ourghanlian, reconnaissant toutefois que « les modes opératoires changent sans cesse ».

HOMAS FRAISSE, PRESIDENT DU CLUSIR-LR : « Il ne faut pas céder à la paranoïa »

L’association conseille les PME pour s’armer contre d’éventuelles attaques.

Les petites et moyennes entreprises peuvent-elles se protéger efficacement ?
Le plus important est de sensibiliser sans tomber dans la paranoïa. Il faut être pragmatique, avoir pris consience des données qu’il faut protéger et de ne pas céder à la facilité, d’acheter des “surcouches” de sécurité et de protection. Cela conduit à rentrer dans le déni en se disant : “Je ne risque rien parce que j’ai acheté quelque chose qui m’a coûté cher”, etc.

La position du Clusir-Languedoc-Roussillon tient justement à dire : “Attention à ne pas trop déléguer ou à sous-traiter vers des sociétés privées”…
Nous interpellons les structures en tant que propriétaires de leurs données, et, dans ce sens-là, ils doivent en avoir une utilisation responsable. Avec des conseils de base (mise à jour d’antivirus et de logiciels), on peut vraiment se protéger d’une très grande partie des menaces. Dans la plupart des cas, les entreprises victimes sont les moins bien protégées, repérable très facilement même lors d’attaques classiques.

Avec combien d’entreprises votre club est-il en lien ?
L’association est reliée avec une centaine d’entreprises dans la région. En plus des conseils et de la sensibilisation des salariés de sociétés, qui n’ont pas toutes les moyens d’avoir un responsable de la sécurité informatique (RSI),
il y a les problématiques autour de la perte des données, d’un fichier client par exemple, en donnant quelques éléments pratiques et en faisant le lien avec les institutions (Direction centrale du renseignement intérieur, Brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information, etc.).

En savoir plus : http://clusirlr.free.fr. Le Clusir est le Club de la sécurité de l’information en région.

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La télévision numérique en Languedoc Roussillon

Posté par barjacautrementorgfr le 2 avril 2012

La région reçoit à 98 % la télévision numérique

Le Languedoc-Roussillon a été la dernière région à basculer au tout numérique. Sans douleur. Cela a concerné 2,3 millions de téléspectateurs.
Le Languedoc-Roussillon a été la dernière région à basculer au tout numérique. Sans douleur. Cela a concerné 2,3 millions de téléspectateurs. (FRANCK VALENTIN)

On a eu chaud. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2011, la peur de l’écran noir en a effrayé quelques-uns. Enfin, certains téléspectateurs du Languedoc-Roussillon. Pas vraiment France Télé Numérique, rodée en deux ans d’installation et autant de préparation.

Car depuis octobre 2009, date où le Nord Cotentin a délaissé la télévision analogique hertzienne, les plâtres ont pu être essuyés. Le Languedoc-Roussillon a été la dernière région à basculer au tout numérique. Sans douleur. Cela a concerné 2,3 millions de téléspectateurs. Un succès pour les équipes qui ont veillé à cette révolution télévisuelle.

Des dispositifs d’accompagnement et d’aide avaient été mis en place. « Mille bénévoles d’associations ont été formés à cet effet, en plus des étudiants rémunérés », indique le président du GIP France Télé numérique, Louis de Broissia. 7 423 interventions à domicile ont été enregistrées avec le dispositif d’assistance technique. 6 774 aides financières ont été attribuées à ce jour (1 606 pour s’équiper, 1 579 pour l’antenne, 3 589 pour la réception).

La télévision numérique existait déjà sur le territoire français depuis plusieurs années, accessible par le satellite, le câble, l’ADSL, la fibre optique ou encore via la TNT lancée en 2005. Depuis cinq mois, la totalité de la métropole tricolore et des territoires d’outre-mer reçoivent leurs programmes via les émetteurs numériques. « Nous avons vécu des situations plutôt exceptionnelles, notamment lorsque nous sommes intervenus pour équiper des tribus en Nouvelle-Calédonie », se rappelle Louis de Broissia. La télé, c’est sacré. Les foyers, des plus exposés aux plus reculés, disposent donc d’une meilleure qualité d’image et d’un choix multiple de chaînes : jusqu’à dix-neuf, gratuites, reçues par l’antenne râteau, et deux chaînes locales de plus pour le Languedoc-Roussillon. Les accros de la zapette seront encore plus comblés à la rentrée car six nouvelles chaînes vont débarquer, retenues par le CSA à la suite d’appel à candidature.

La télévision numérique en Languedoc Roussillon dans Communication TNT

La région Languedoc-Roussillon est couverte à 98,1 %, soit 99,1 % pour l’Hérault, 99,2 % pour les P-O, 97,9 % pour le Gard, 97 % pour l’Aude et 87 % pour la Lozère. Louis de Broissia et Alix Cornelis du CSA ne cachent pas que subsistent encore quelques zones d’ombre, en cours de règlement. Les communes audoises de Caunes-Minervois, Quillan, Tuchan, rencontrent quelques problèmes. Ainsi que Prades, Villefranche-de-Conflent, Vernet-les-Bains et la vallée de la Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales. Difficultés de réception, pixellisation, signaux perturbés pour l’essentiel. « Les équipes techniques d’antennistes travaillent pour que tout rentre dans l’ordre dans les meilleurs délais », indique Louis de Broissia. Et de préciser qu’en dehors de ces territoires sur lesquels il faut intervenir, les conditions de diffusion de la TNT sont stabilisées et ne connaîtront plus de variations sérieuses.

PATRICIA GUIPPONI
02/04/2012, 06 h 00

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Les langues régionales sont dans la rue…….

Posté par barjacautrementorgfr le 31 mars 2012

À Toulouse, les Occitans donnent de la voix !

Les partisans de la langue d’oc veulent battre le record de 2009 à Carcassonne.
Les partisans de la langue d’oc veulent battre le record de 2009 à Carcassonne. (Archives L. C.)

Aujourd’hui, les langues régionales sont dans la rue à travers tout le pays. Démonstration de force, en douceur.

Saviez-vous que le 31 mars marque l’anniversaire de l’inauguration de la Tour Eiffel ? C’était en 1889. Et 123 ans plus tard, cette journée marquée par le symbole de la France a été choisie par les associations pour défendre les langues régionales.

Pour l’occitan, le rendez-vous est à Toulouse, où des milliers de manifestants devraient se retrouver. Tandis que les Catalans ont choisi Perpignan comme point de ralliement.

Autrefois méprisées pour asseoir l’État-Nation, les langues régionales sont désormais censées être reconnues en tant que telles. Puisque Paris est signataire depuis 1999 de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Mais signer n’est pas ratifier, et les associations réclament aux candidats de la présidentielle davantage de reconnaissance. Le déroulement de la campagne montre que ce n’est pas encore gagné.

« Raccrocher le wagon entre les cultures régionales et le monde réel »

« Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires qui n’a pas pour but de faire vivre les langues régionales, mais de reconnaître des droits linguistiques à toutes les minorités et de les placer sous le contrôle d’une Cour européenne », a déclaré Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 février dernier. François Hollande, qui pourrait être à Toulouse, a intégré dans son programme la ratification de la Charte.

Responsable de calandreta (écoles occitanes), mais aussi membre de Païs Nostre, Patric Albert explique qu’il s’agit, en cette occasion, de « raccrocher le wagon entre les cultures régionales et le monde réel. Bien au-delà du seul enseignement ».

Pour l’occasion, des viticulteurs des Corbières et du Minervois, ainsi que des ostréiculteurs de Gruissan sont du déplacement dans la Ville Rose. Parce que pour les Occitans, il n’est pas question de dissocier le bien vivre de l’action militante.

PHILIPPE MOURET
31/03/2012, 06 h 00

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La recherche médicale avance

Posté par barjacautrementorgfr le 28 mars 2012

Liminib, nouvelle molécule anticancéreuse

Laurence Lafanechère (ci-dessus) est directeur de recherche CNRS. Le projet Liminib a remporté le trophée du Clara (vignette de droite) sur 50 projets présentés.  Vignette de gauche : cellules traitées avec la nouvelle molécule. Photos DL et DRLaurence Lafanechère (ci-dessus) est directeur de recherche CNRS. Le projet Liminib a remporté le trophée du Clara (vignette de droite) sur 50 projets présentés. Vignette de gauche : cellules traitées avec la nouvelle molécule. Photos DL et DR

Laurence Lafanechère, chercheur CNRS à l’Institut Albert-Bonniot à La Tronche et son équipe ont été récompensés par le trophée du cancéropôle Clara (¹) pour leur découverte d’une nouvelle molécule anticancéreuse ciblant les métastases.?

Cette molécule se nomme “Liminib”, et elle a ce talent d’inhiber de manière sélective l’enzyme LIM Kinase, une enzyme impliquée dans la motilité (²) des cellules métastasiques.

Laurence Lafanechère et son équipe de l’Institut Albert- Bonniot/ CNRS, l’ont découverte en mettant au point un test cellulaire permettant de sélectionner, par criblage à haut débit ( 3), des agents ciblant des régulateurs du cytosquelette. Alors identifiée, cette molécule a révélé sa toxicité sur certains cancers, y compris ceux ayant développé des mécanismes de résistance aux traitements utilisés en chimiothérapies conventionnelles.

Explication de Laurence Lafanechère : « La plupart des thérapies contre le cancer se focalisent sur les tumeurs primaires alors que les métastases sont encore aujourd’hui à l’origine de 90 % de la mortalité. De nouveaux médicaments, actifs sur les cancers résistants et empêchant la formation de métastases constitueraient une percée thérapeutique majeure. »

« Figer la cellule et l’empêcher de se diviser »

Comment agiraient ces médicaments ? « Les microtubules sont des filaments enchevêtrés que la cellule assemble ou désassemble pour en faire des autoroutes, pour transporter tout ce qu’il faut d’un endroit à l’autre ou pour construire l’appareil mitotique, qui permet à la cellule de se diviser correctement et de distribuer comme il faut les chromosomes lors de la division. »

« Quand on stabilise les microtubules, on “fige” la cellule et on l’empêche de se diviser. Les médicaments qui stabilisent les microtubules, en empêchant les cellules de se diviser, ont des propriétés anticancéreuses. C’est le cas du Taxol® ou de la Navelbine®. Seul problème : les cellules deviennent extrêmement résistantes… »

« La plateforme de criblage, que j’ai mise en place au CEA, avant de rejoindre l’institut Albert-Bonniot, et que j’ai portée durant dix ans m’a permis de tester un très grand nombre de molécules sur un grand nombre de cibles biologiques, impliquées dans une pathologie. Ce qui accroît considérablement la chance de trouver une molécule active qui pourrait être un candidat médicament. »

« Nous avons décidé de nous concentrer sur la recherche de molécules stabilisant les microtubules. Ensuite, nous nous sommes servis de la molécule comme d’un “hameçon » pour trouver la cible. »

(¹)Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes. (²) Capacité physiologique à effectuer des mouvements.

(³) techniques visant à étudier et à identifier des molécules aux propriétés nouvelles.

par Olivier PENTIER le 27/03/2012 à 06:02

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La France manque d’eau

Posté par barjacautrementorgfr le 26 mars 2012

 

La France manque déjà d’eau en ce début de printemps

 

"Sur certaines régions, on peut déjà parler de sécheresse", indique Cyrille Duchesne, prévisionniste pour le bureau d'études météorologiques Météo Consult.

Déjà marquée par un printemps historiquement sec en 2011, la France manque de nouveau d’eau cette année, en raison de pluies largement déficitaires cet hiver et de températures supérieures à la normale.

Résultat : les sols affichent un taux d’humidité comparable à une fin avril voire, dans le sud du pays, à un mois de mai habituel. Les signaux sont aussi inquiétants dans plusieurs pays autres européens, notamment dans la péninsule ibérique.

DÉFICIT DE PLUIE

Dans l’Hexagone, le déficit de pluie constaté depuis septembre, début de la période de « recharge » des nappes souterraines, se prolonge en mars, après un mois de février déjà « extrêmement sec », selon Météo France.

Depuis le début du mois, il est tombé environ moitié moins d’eau (30 mm sur les 25 premiers jours en moyenne) qu’un mois de mars normal (69 mm), indique Michèle Blanchard, ingénieur climatologue à Météo France. Seule la région Nord-Pas-de-Calais a reçu plus d’eau qu’habituellement ce mois-ci, le reste du pays enregistrant des retards, en particulier dans le Sud-Est en dépit de quelques pluies localisées.

Ce nouveau mois sec intervient alors que, au 1er mars, la France accusait déjà un déficit pluviométrique global de 20 % entre septembre et fin février, avec un retard plus important encore dans le Sud-Ouest.

TEMPÉRATURES AU-DESSUS DES NORMALES

Les premiers signes de sécheresse ne s’expliquent pas seulement par le manque d’eau, mais aussi par des températures assez nettement au-dessus des normales, favorisant l’évaporation, explique-t-on chez Météo France.

Depuis la fin de semaine dernière, le thermomètre affiche ainsi régulièrement 5 °C de plus que les normales (13,5 °C en moyenne contre 8,8 °C habituellement) pour la température moyenne et même 8 °C de plus pour les températures maximales.

NAPPES PHRÉATIQUES BASSES

Marqueur le plus pertinent pour la sécheresse, l’indice d’humidité des sols reste ainsi très bas : « Pour Midi-Pyrénées et le Languedoc, on a des sols avec une humidité comparable à celle d’un mois de mai et ailleurs en France comparable à une fin avril », constate Michèle Blanchard.

« Sur certaines régions, on peut déjà parler de sécheresse », confirme Cyrille Duchesne, prévisionniste pour le bureau d’études météorologiques Météo Consult. « A l’échelle de la France, cette sécheresse est encore assez limitée », précise-t-il, mais l’épisode « débute encore plus tôt que l’année dernière » marquée par le printemps qui avait été le plus chaud depuis 1900 et le plus sec des cinquante dernières années. Pour autant, il est encore « trop tôt » pour dire si le phénomène sera aussi important cette année, prévient le prévisionniste.

Reste que les signaux sont aussi alarmants du côté des nappes d’eau souterraines avec 80 % d’entre elles affichant un niveau « inférieur à la normale », selon le dernier relevé du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Deux départements franciliens, l’Essonne et la Seine-et-Marne, ainsi que le Gard sont actuellement concernés par des arrêtés restreignant certains usages de l’eau, selon le site spécialisé gouvernemental Propluvia.

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.03.2012 à 21h51

 

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Quelle sécheresse !

Posté par barjacautrementorgfr le 16 mars 2012

L’hiver se termine. Dans quelques jours, nous allons être au printemps selon le calendrier.

Toutefois celui-ci est en avance sur ce calendrier. Il a déjà commencé depuis plusieurs jours avec des températures printanières voire estivales.

Ces températures s’accompagnent d’un chaud soleil et d’un temps sec à la sortie d’un hiver très froid et très sec.

L’eau fait cruellement défaut et nos rivières sont à un niveau extrêmement bas.

Les dernières précipitations d’importance remontent à la période de fin octobre, début novembre.

Au manque d’eau pour les cultures et les populations s’ajoutent les risques d’incendies. 

Depuis quelques jours les avions bombardiers ont repris du service à une période avancée de la saison.

Ils viennent prêter main forte aux sapeurs-pompiers qui s’activent, parfois au péril de leur vie.

Il fût malheureusement ainsi tout près de chez nous :


Un camion de pompiers tombe dans un ravin : un mort

C'est en intervenant sur une petite route étroite de la Cévenne Ardéchoise que le camion est tombé dans un ravin C’est en intervenant sur une petite route étroite de la Cévenne Ardéchoise que le camion est tombé dans un ravin

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La RD69 en Ardèche a été coupée à la circulation depuis le début de la soirée à la hauteur de la commune de Sablières. Pour une raison encore inconnue, un camion de sapeurs-pompiers a en effet basculé dans un ravin alors qu’il circulait sur la RD69. Il a fait une chute de plus d’une centaine de mètres.

Un sapeur-pompier volontaire de Largentière âgé de 27 ans, le caporal-chef Anthony Di Mano est mort dans l’accident. Les trois autres pompiers ont été blessés. L’un «grièvement» mais son pronostic vital « n’est pas engagé, et les deux autres ont été blessés plus légèrement » selon la préfecture de l’Ardèche. Les malheureux soldats du feu se rendaient au hameau de Serrecourte pour prêter main-forte à leurs collègues, pour circonscrire un incendie qui avait déjà brûlé 22 hectares.

Alors qu’il circulait sur une route escarpée et étroite, le véhicule aurait fait une chute de plus de 150 mètres dans le ravin.

Publié dans Agriculture, Environnement, Infos - Actualités, Nature - Développement Durable, Population, Vie | Pas de Commentaire »

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